Management Classique vs. Management Clandestin : La fin des faux-semblants ?
Dans le monde feutré des organisations, il y a ce qui est écrit dans le livret d’accueil et ce qui se passe réellement à la machine à café. D’un côté, le management classique, structuré et rassurant ; de l’autre, le management clandestin, agile et souvent méconnu.
Plongée au cœur d’un duel de styles qui définit la performance d’aujourd’hui.
________________________________________
1. Le Management Classique : La Force de l’Institution
Le management classique repose sur une organisation composée de deux composantes statutaire : Les cadres et les élus des instances représentatives du personnel.
C’est le garant de l’ordre et de la stratégie à long terme.
• Ses piliers : L’autorité formelle, les processus standardisés (SOP), et les indicateurs de performance (KPI), les postures et les relations entre la direction,l’encadrement d’une part et les IRP (Instance Représentatives du Personnel) d’autre part
• Ses forces : Il offre un cadre sécurisant, une vision claire des responsabilités et une équité de traitement théorique.
• Ses limites : Une certaine lourdeur administrative. À force de vouloir tout valider, on finit parfois par étouffer l’initiative.
2. Le Management Clandestin : L’Art du « Système D »
Le terme peut faire peur, mais le management clandestin (ou informel) est souvent le véritable moteur de l’entreprise. Il s’agit de l’ensemble des pratiques managériales qui s’affranchissent des règles officielles pour gagner en efficacité.
• Ses piliers : La confiance interpersonnelle, les réseaux d’influence internes et l’ajustement mutuel.
• Ses forces : Une réactivité hors pair. C’est ce manager qui « shunte » un circuit de validation pour livrer un client en urgence ou qui organise un brainstorming improvisé hors des réunions prévues pour simplifier une procédure. Ce rendez-vous spontané à la machine à café qui permettra de mettre en avant un produit sur le réseau.
• Ses limites : Une opacité qui peut créer un sentiment d’injustice pour ceux qui ne font pas partie du « cercle » et un risque de dérive hors des valeurs de l’entreprise.
Le moteur du manager clandestin, ses motivations intrinsèques sont : Rendre service à un ami, aller plus vite pour voir le résultat, protéger quelqu’un ou un système, alléger sa tâche de contraintes fastidieuses,
dit autrement le management clandestin ( qui n’est pas forcément un manager) permet de « mettre de l’huile dans les engrenages » ou à l’inverse de gripper la machine.
D’où l’intérêt de repérer les rouages et les relations pour comprendre ce qui se joue.
Apprendre à repérer les relations, à ménager les fonceurs, à aménager un système bienveillant sur la prise d’initiative, à faire le ménage sur des pratiques obsolètes ou trop contraignantes tout en garantissant un cadre sécure pour tous (entreprise et salariés. C’est l’art du Manager !
C’est la conjugaison subtile et permanente des deux systèmes qui rend robuste et agile les organisations.